L'autoconsommation collective est un dispositif qui permet à plusieurs consommateurs situés à proximité de partager la production d'une installation solaire commune. Introduit en France par la loi de transition énergétique de 2015 et simplifié depuis 2019, ce mécanisme favorise le développement de l'énergie solaire locale à l'échelle d'un immeuble, d'un quartier ou d'une commune.
Comment fonctionne un projet d'autoconsommation collective ?
Dans un projet autoconsommation voisinage, une installation photovoltaïque (sur un toit d'immeuble, d'école, de hangar agricole) produit de l'électricité qui est répartie entre plusieurs consommateurs selon une clé de répartition définie à l'avance. Chaque consommateur reçoit une facture d'électricité réduite correspondant à la part de production qui lui est attribuée. Lorsque la production dépasse la consommation locale, le surplus est injecté sur le réseau et vendu à un tarif garanti.
- Périmètre géographique : les participants doivent être situés sur un périmètre défini : même immeuble ou bâtiment raccordé au même poste de transformation basse tension (environ 2 km de rayon).
- Organisation juridique : une personne morale (association, coopérative, SAS) doit être désignée comme organisateur de l'opération. Elle gère les contrats, la facturation et les relations avec Enedis.
- Rôle d'Enedis : le gestionnaire du réseau mesure la production et la répartit entre les membres selon la clé définie. Un logiciel de virtualisation des flux est utilisé.
Financement d'une opération collective solaire
Le financement opération collective solaire peut associer plusieurs sources : apport des membres participants, crédit bancaire souscrit par la personne morale organisatrice, appel à des collectivités locales ou à des fonds de soutien au développement local. MaPrimeRénov n'est pas accessible pour les opérations collectives, mais certaines aides régionales et le dispositif CEE peuvent s'appliquer. La rentabilité d'une opération d'autoconsommation collective dépend du taux d'autoconsommation effectif : plus les consommateurs sont actifs aux heures de production solaire (midi-14h), meilleur est le bilan économique.









