Les CEE certificats économie énergie constituent l'un des mécanismes les moins connus du grand public, alors qu'ils représentent plusieurs milliards d'euros de primes versées chaque année aux ménages et aux entreprises qui réalisent des travaux d'économies d'énergie. Créé en 2006, ce dispositif oblige les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) à financer des travaux d'efficacité énergétique chez leurs clients ou dans le cadre de programmes nationaux.
Comment fonctionne le dispositif CEE ?
Le fonctionnement des prime CEE travaux est le suivant : lorsqu'un ménage réalise des travaux d'économies d'énergie éligibles (isolation, remplacement de chaudière, installation de pompe à chaleur), il génère des certificats d'économie d'énergie mesurés en kWh cumac (kWh d'énergie finale économisés, cumulés et actualisés sur la durée de vie des équipements). Ces certificats ont une valeur marchande que les fournisseurs d'énergie rachètent, ce qui se traduit par une prime pour le ménage.
- Isolation combles : prime de 500 à 1 500 euros selon la surface et la zone climatique.
- Pompe à chaleur air/eau : prime de 500 à 2 000 euros selon la puissance et la zone.
- Chaudière biomasse : prime de 500 à 3 000 euros pour les installations résidentielles.
- Double vitrage : prime généralement plus faible, de 50 à 200 euros selon la surface.
La démarche pour obtenir vos certificats énergie
La démarche certificats énergie peut passer par deux voies. La première est de signer une convention CEE directement avec un fournisseur d'énergie avant de commencer les travaux : le fournisseur vous verse la prime après réalisation et contrôle. La seconde est de passer par un délégataire (comme Happ-e, Sonergia, Effy) qui agrège les dossiers et verse une prime immédiate en échange de la cession des CEE générés. Dans les deux cas, l'artisan doit être certifié RGE et les travaux doivent respecter les fiches techniques standardisées du dispositif.









