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Actualités

30/06/2010congrès IFEC des Experts Comptables et Commissaires aux Comptes de Deauville les 1,2 juillet

Nous serons présents au congrès IFEC des Experts Comptables et Commissaires aux Comptes de Deauville les 1,2 juillet ainsi qu’aux 6e rencontres des Experts Comptables et Commissaires aux Comptes de la Réunion le 6 novembre.
Lors du congrès de Deauville, un atelier spécifique sur le thème de la défiscalisation dans les énergies renouvelables, article 199 et 217 sera animé par les Experts Comptables du Conseil de l’Ordre de la Réunion.
Nous nous ferons un plaisir de vous accueillirs sur notre stand.



 

 

02/04/2009Le marché français du solaire photovoltaïque a triplé en 2008

27/01/2009

 
Selon les chiffres du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et des professionnels du solaire photovoltaïque (SOLER), le parc photovoltaïque cumulé installé en France a atteint 175 MW fin 2008 contre 70 MW fin 2007, a annoncé un communiqué du SER le 26 janvier.

Si la France est encore loin des leaders mondiaux, l'année 2008 aura vu un développement sensible du marché photovoltaïque en France, a souligné le Syndicat des Energies Renouvelables, avec 105 MW de nouvelles installations, dont 75 en métropole et 30 dans les DOM-COM, contre 35 MW en 2007.

Un marché 2008 boosté par le tarif d'achat et le crédit d'impôt

Le tarif d'achat et la prime d'intégration au bâti, ainsi que le crédit d'impôt ont permis au marché français de continuer sa croissance en 2008, a souligné le SER. Les panneaux photovoltaïques ont essentiellement été implantés sur les toitures des particuliers, qui bénéficient du double système de soutien : soit 80 % des installations, a expliqué le Syndicat. 2008 a été également l'année des premières installations sur grandes toitures - centres commerciaux, hangars et bâtiments de stockage - et a vu l'apparition des premières centrales au sol, essentiellement dans les DOM-COM et sur le pourtour méditerranéen. Selon le SER, les mesures gouvernementales de simplification des démarches pour les particuliers, désireux d'installer des toitures photovoltaïques devraient permettre une nouvelle progression de ce segment de marché.

4.000 emplois directs

Par ailleurs, selon l'enquête annuelle de SER / SOLER, les professionnels français ont créé l'année dernière plus de 1.500 emplois directs. Le nombre total d'emplois directs dans la filière s'élève à plus de 4.000, soit quatre fois plus qu'en 2004. Les professionnels estiment également à 1.500 leurs embauches en 2009 pour répondre à la croissance du marché intérieur.

R. BOUGHRIET
01/04/2009Réunion 2030 : Programme GERRI "Un pari fou, mais réalisable" Yves Jégo

Propos recueillis par Idriss Issa, le 10/06/2008

http://www.outre-mer.gouv.fr/?le-quotidien-de-la-reunion-reunion-2030.html

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Le Quotidien de la Réunion : Réunion 2030 est présenté par l’Etat comme « le seul grand projet de l’outre-mer français » aujourd’hui. Vous-même avez évoqué un « exemple pour l’ensemble du pays » en matière de développement durable. En quoi est-ce si révolutionnaire ?

Yves Jégo : REUNION 2030 n’est pas le seul grand projet de l’Outre-mer mais c’est sûrement le plus audacieux depuis 40 ans. Ce projet « Réunion 2030-GERRI » ou Grenelle de l’Environnement à la Réunion : Réussir l’Innovation, propose un modèle de développement original à la hauteur des enjeux économiques et des enjeux de société, tant au plan local que national. Il consiste à faire de la Réunion un espace d’excellence internationale sur le développement durable. Ce programme est donc un moteur d’entraînement et de dynamisation de l’ensemble de l’île. C’est aussi une référence internationale favorisant l´exportation, tant pour les systèmes énergétiques isolés, que pour les adaptations nécessaires pour le milieu tropical, comme pour les urbanisations à forte croissance démographique. Ce projet doit être par ailleurs coordonné avec les 2 principaux atouts et enjeux de l’île :

      *la biodiversité et une nature très préservée avec des paysages de qualité mondiale (parc national, volcan, cirques, réserve marine) ; la création du parc national et le projet d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO montrent la puissance de cette image essentielle pour le tourisme ;

      *l’agroalimentaire et les techniques innovantes en agrobiologie.

 

L’ambition de REUNION 2030 GERRI dépasse donc largement le cadre de La Réunion. Le Président de la République Nicolas Sarkosy a bien compris cet enjeu en lançant ce programme lors de la clôture du Grenelle de l’environnement. C’est un vrai projet pour La Réunion, pour l’Outre-mer, et pour la France.

 

Le Quotidien de la Réunion : En métropole, dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement, les projets de développement durable se développent à vitesse grand V. De nombreuses agglomérations travaillent par exemple sur des éco-quartiers. En quoi la Réunion peut-elle se distinguer du lot ?

 

Yves Jégo : GERRI se décline en 5 thématiques complémentaires relatives à :

- la maîtrise des consommations, la production et le stockage d’énergie ; - les déplacements en modes propres, collectifs et individuels ; - les écoquartiers et villes durables ·-* la construction - le tourisme.

La Réunion 2030 GERRI est donc le seul programme à synthétiser toutes les idées issues du Grenelle en un lieu unique. Cet espace d’innovation, circonscrit à un territoire entier fait toute l’originalité de La Réunion.

 

Les éco quartiers, économes en déplacements et en consommations énergétiques, sont un domaine essentiel de la dynamique de long terme de REUNION 2030 GERRI, assurant par l’exemple une mutation des progressive des modes de développement urbain, favorisant la mixité urbaine et un accès aux services économes en déplacements, mais aussi la protection de l’environnement par une gestion exemplaire des déchets et des eaux usées et pluviales. Sur ce point particulier, La Réunion se démarque d’autres projets par une intégration des modèles de développement durable.

 

Le Quotidien de la Réunion : Il y a quelques semaines, le préfet a reproché publiquement aux élus locaux et aux acteurs économiques de ne pas s’engager suffisamment dans Réunion 2030. Ce dernier est également peu connu du grand public. Comment comptez vous faire pour que la population s’approprie Réunion 2030 et y participe ?

 

Yves Jégo : Là encore, l’une des originalités de REUNION 2030 GERRI est que ce programme ne repose pas sur un schéma classique pré-formaté mais sur une ambition pour La Réunion, une volonté pour l’Outre-mer, un vrai projet technologique pour la France. J’ai lu attentivement la restitution de la consultation locale du Grenelle de l’environnement. J’ai été frappé par l’enthousiasme des réunionnais à s’inscrire résolument dans une voie de pratiques éco-responsables. Faire de l’île « un modèle pilote, un territoire d’expérimentation grandeur nature sur l’énergie et les transports » est directement issu de cette consultation. Je ne doute donc pas de la volonté de tous à adhérer à ce formidable enjeu de société. Certes, un tel programme nécessite une phase d’organisation préalable. C’est pourquoi une mission de préfiguration assiste le Préfet depuis déjà bientôt 5 mois. Dès le second semestre 2008, nous serons dans le concret. Si les aspects immédiats du Programme (voitures intégrant des technologies innovantes) sont par eux-mêmes séduisants et fédérateurs, le projet en lui-même, dans toutes ses ambitions et dans toutes ses dimensions, reste complexe et nécessite, pour réussir, un effort permanent et en profondeur de communication en direction de la population. La définition de ce plan fait partie de nos préoccupations actuelles. Il s’adressera à tous, des élèves jusqu’aux entreprises.

 

Le Quotidien de la Réunion : L’ambition principale de Réunion 2030, c’est de faire de l’île « le premier territoire au monde où toute la population se déplace au moyen de modes de transport propre sans recourir aux énergies fossiles ». Est-ce réellement possible en 2030 ?

 

Yves Jégo : Quand le 25 mai 1961, le Président des Etats Unis John Fitzgerald Kenendy a déclaré qu’avant la fin de la décennie les américains marcheront sur la lune, pensez vous sincèrement que tous ont pensé oui c’est possible ? Or, le 21 juillet 1969, soit 8 ans après cette déclaration ce fut chose faite.

 

Pour les réunionnais, la question n’est pas « est ce réellement possible ? » mais « comment puis je participer à ce programme ?

Bien sur, cela ne se fera pas du jour au lendemain et pour arriver à ce but il faudra consentir des avancées technologiques. Avez vous si peu confiance en la capacité de la France ? Avez vous si peu confiance en la capacité de La Réunion qui, avec le Centre d’Essais de Recherche et de Formation est la première banque variétale de canne à sucre du monde, qui avec CYROI (Cyclotron Réunion Océan Indien) est la troisième plate forme française de recherche et de fabrications de marqueurs pour la lutte contre le cancer, qui avec QUALITROPIC est l’un des 71 pôles de compétitivité labellisés ?

Avec vous tous, REUNION 2030 GERRI sera possible !

 

Le Quotidien de la Réunion : Le contexte budgétaire est actuellement très tendu. La France a-t-elle les moyens de ses ambitions dans le cadre de ce projet ?

 

Yves Jégo : La France portera REUNION 2030 GERRI, soyez en assurés. Un tel programme ne se résume d’ailleurs pas au seul aspect financier. Plusieurs systèmes de soutien existent déjà comme la prise en charge ADEME REGION pour les chauffe-eau solaires. Nous travaillons à définir de nouvelles priorités au bénéfice de La Réunion 2030.

 

N’oubliez pas que la convergence des zones franches globales d’activité avec celle du Grenelle de l’environnement ouvre des perspectives nouvelles de financement. Et l’Etat n’est pas l’unique contributeur de ce programme. C’est un effort collectif sur lequel l’Europe, les collectivités, les entreprises partenaires en sont les acteurs. Nous travaillons à une maquette aussi précise que possible et je n’aurais qu’un seul mot : L’intendance suivra !

 

Yves Jégo : Le développement des véhicules propres passe sans doute par des incitations fiscales. L’Etat est-il prêt à revoir à la baisse, voire à supprimer, l’octroi de mer et la T.V.A sur ces véhicules ? Et à compenser les pertes de recettes qui en découleront pour les collectivités locales ?

 

Le Quotidien de la Réunion : Le développement de véhicules propres passe, comme pour l’ensemble du programme REUNION 2030 GERRI par une volonté et un effort commun, auquel l’Etat prendra toute sa part.

 

La Région, les constructeurs ont déjà formulé des propositions. Pour l’Etat, c’est précisément le travail d’ajustement qui est en train d’être mené actuellement. A ce stade je ne peux être plus précis mais aucune option n’est fermée.

 

Le Quotidien de la Réunion : Jusqu’ici, ce sont davantage des constructeurs étrangers comme Toyota et BMW qui font parler d’eux avec des voitures hybrides ou à hydrogène. Réunion 2030 passe-t-il par des projets 100% français où faut-il dépasser la vision nationale en accueillant des entreprises étrangères ?

 

Yves Jégo : Il serait totalement illusoire et même malsain pour un libre exercice de la concurrence, de « réserver » aux seules entreprises françaises la mise en œuvre d’un programme comme GERRI. De plus, ce programme n’est pas qu’une litanie d’applicatifs mais nécessite aussi des innovation technologiques.

 

Avec sa politique des pôles de compétitivité, la France a impulsé une nouvelle dynamique dans le domaine de l’innovation technologique. C’est sur cette recherche française que se bâtit notre future croissance et la réussite de ce programme.

 

Les véhicules hybrides sont certes un élément important mais que dire des matériaux du futur, des stockages d’énergie du futur, de l’agroalimentaire, de la chimie. Tous les secteurs sont concernés par REUNION 2030 GERRI.

 

La France et La Réunion possèdent de formidables atouts à faire valoir dans cette compétition internationale.

 

Le Quotidien de la Réunion : Selon vous, comment se déplacera le ministre de l’Outre-mer lorsqu’il viendra à la Réunion en 2030 ? Et dans quel type de structure sera-t-il hébergé ?

 

Yves Jégo : Si nous réussissons ensemble, à mener REUNION 2030 GERRI, le ministre de l’Outre-mer se déplacera « propre » et logera dans des bâtiments basse consommation à énergie positive. Les centrales électriques hydroélectriques, éoliennes, solaires, géothermique, et thermique des mers ne rejetteront plus de CO2. Ce ministre poursuivra son déplacement afin de signer avec l’Etat X le second accord de déploiement X 2050 GERRI accompagné d’une délégation d’élus et d’acteurs du monde socioéconomique de La Réunion.